Salut les Copines !

Bien. Nous y voilà. Après 15 mois de gestation, mon bébé voit enfin le jour. Et putain, c’était dur.

Celles qui me connaissent (ou me lisent, du moins) savent que je n’suis pas une grande extravertie, et que je n'partage qu’à petite dose ma vie personnelle, publiquement en tout cas. Et pourtant, aujourd’hui, je vais balancer cette pudeur et me prêter à cet exercice de "déballage" (rien de péjoratif ici), qui m’est inconfortable au possible. Pourquoi l'faire, alors… ?

Parce que le parcours de mon petit vernish, (a)live, est intimement lié à mon parcours personnel, que l'un ne va pas sans l'autre, de la période Blog/Insta Fest Picture Polish en août 2014, à la réception du bébé la semaine dernière.

Ça va être long. Et sans doute super chiant. Mais j'en ai super besoin.

Let’s go !

Picture Polish Sois Polish

Je précise – ou rappelle – qu’à l’origine du blug Sois Polish…, il y a certes mes ongles et mes mots, mais pas que. Il y a aussi celui qui m’a poussé et encouragé à créer cet espace, et qui, durant 2 ans, m’a permis de le « nourrir » à l’aide de magnifiques photos… Celui que je mentionnais quelques fois dans mes billets, celui que j’appelais « Chéri ».

En  juillet 2014, « Chéri » devient « Ex-Chéri ». C’est une grosse période de merde, je n’vous l’cache pas. Au milieu des bouleversements à encaisser et gérer niveau perso, il y a, caché dans l’ombre, l’avenir du blug. Qui dit « Ex-Chéri » dit aussi « Ex-Photographe Perso ». Et c’est inconcevable, pour moi, à ce moment-là, de continuer cette vie ongulaire sans lui.

L’idée d’arrêter définitivement l’aventure Sois Polish… est donc sérieusement envisagée. Et puisque la simple envie de bluguer, déjà quelque peu fragilisée, s’est envolée pour de bon avec cette « rupture », l’idée n’est plus seulement envisagée… Le blug, c’est terminé.

Déboule alors un mail de Jules, une des nanas de Picture Polish. J’apprends que je suis sélectionnée pour le Blog/Insta Fest organisé par la marque. Merde. Avec « tout ça »,  j’avais complètement oublié avoir envoyé ma candidature. Même si le cœur n’y est pas le moins du monde, je me dis qu’il faut que je le fasse. Je me dis que cette création "publique" pourrait être la dernière, et clôturer « en beauté » la fin de l’histoire. « Ex-Chéri » accepte alors fort heureusement de m’aider une nouvelle fois - une dernière fois - et photographie ma participation.

Fin août, les résultats tombent… Je fais partie des 5 gagnantes, des 5 chanceuses qui vont pouvoir créer leur collaboration avec la marque… ! Putain d’merde. J’ai une – courte - phase grave euphorique, où j’me sens super fière de moi, et où j’ai bien envie d’me la péter sévère, partout, tout le temps (ce que j’ai fait, d’ailleurs). Et puis arrive très rapidement derrière la phase "monde de merde". Cette « victoire » a un goût amer.  J’ai gagné un vernis, mais j’ai perdu tout le reste. Pas de quoi s’la raconter, en fait.

S’en suivent des semaines et des semaines de silence, entre autres ici. Le temps de m’organiser, de trouver un nouveau logement, de faire tous ces trucs chiants qu’on doit faire quand « on se sépare » et qu’on se retrouve seul(e), de « digérer » et d’essayer de sortir laborieusement la tête de l’eau. Dans mon esprit, le blug, c’est toujours terminé… Si bien que je réfléchis  à la manière d’annoncer aux filles de PP que je n’veux plus, je n’peux plus « assurer » cette collaboration. 

Picture Polish Sois Polish

 

En janvier 2015, je découvre, pleine d’émotion, beaucoup de témoignages d’affection et de tendresse de votre part pour mon anniversaire, alors même que j’avais presque complètement disparu de la circulation. Une surprise, énorme. Et clairement déterminante. C’est exactement ce qu’il me fallait, ce dont j’avais besoin. Vous m’avez requinqué, d’une manière inimaginable. Vous m’avez (re)donné l’immense envie de partager… et de finalement le créer, ce petit vernis Picture Polish. J’ai donc décidé d’arrêter de m’apitoyer, de me sortir les doigts du cul, et de me donner les moyens de continuer Sois Polish... 

Tout ça, c’est vraiment grâce à vous, je n’le dirai jamais assez.

Dès lors, dans ma vie de blug comme dans ma vie perso, je me bats, je doute, j’y crois à mort, j’ai envie de tout balancer, je sers les dents,  je m’accroche, je souris, je couine, j’avance, je râle, je m’effondre, je réussis, je recule, j’aime, ou pas.

Je vis, en somme.

Transition de folie qui m’amène au nom de ma collaboration, de mon bébé, qui, parallèlement à ce que je ressens, vit des hauts et des bas tout au long de sa conception. Hum.

 

 

(a)live

 

Picture Polish Sois Polish

 

C’est d’abord un clin d’œil musical. Je suis une passionnée de musique – « rock » si on me demandait de choisir - et s’il y a bien un groupe dont je suis infiniment amoureuse depuis plus de 20 ans, c’est Pearl Jam.

Alive est un de ces morceaux qui a marqué et rythmé toute ma jeunesse, et qui continue de le faire dans « ma vie d’adulte ». C’est un peu mon hymne personnel. Donc quand ce bon vieux Eddie Vedder (le chanteur, hein) scande «ooooh oooh oooooh I’m still aliiiiiiive», et bin j’ai envie d’dire que moi aussi, putain, je suis toujours vivante. Après ces mois un tantinet chaotiques, tant dans « ma vie de femme » que dans ma vie de blugueuse, je suis toujours debout, la tête haute, souriante, indépendante, courageuse, volontaire.

Vivante. 

Et puisque j’aime particulièrement jouer avec les mots, l’idée d’une possible « double lecture » me tenait profondément à cœur. Take a breath and smile, just… live // (a)live.

Tu vois ? Oui, bon, tu vois.

Picture Polish Sois PolishPicture Polish Sois Polish

Picture Polish Sois Polish

Si ce nom, (a)live, a été minutieusement réfléchi et choisi il y a fort longtemps maintenant, il raisonne d’autant plus en moi aujourd’hui.

Beaucoup plus fort. 

J’aime la musique, j’aime le rock, j’aime les concerts de rock, j'aime Eagles Of Death Metal. J’avais prévu de me rendre au Bataclan, le vendredi 13 novembre dernier. Les « circonstances de la vie », la chance, le hasard - appelons ça comme on veut -  m’ont fait accepter un remplacement au taf… Je n’suis donc pas allée au Bataclan, le vendredi 13 novembre dernier.

Au-delà des sentiments confus engendrés par cette « petite anecdote », ces évènements, ces attentats, dans leur fond et dans leur forme, m’ont évidemment bouleversée, à un point que je n’aurais pas imaginé possible.

Et je t’avoue que la semaine dernière, alors que je déballais et découvrais la version finalisée de mon petit (a)live, j’ai eu envie de fondre en larmes, submergée par un flot d’émotions, intenses et contradictoires. Je ne vais pas m’étendre et tenter de mettre des mots  - certainement maladroits – sur ce que j’ai ressenti, et ressens encore.

Mais ce qui est sûr, c’est que mes pensées ont alors voyagé. Vers les personnes qui vont devoir survivre à la perte tragique d’un être cher, vers les survivants, traumatisés, qui devront lutter et continuer à avancer, vers les professionnels, incroyablement dévoués, qui sont intervenus sans relâche, vers les familles de « ces hommes qui n’en sont plus », qui vont devoir porter le poids d’atrocités dont elles ne sont pas responsables, vers les musulmans qui, à nouveau, vont subir et souffrir de la bêtise et l’incompréhension… J’ai voyagé vers Paris, bien sûr, mais aussi vers la Syrie, vers Bagdad, vers le Mali, vers Tunis… J’ai voyagé partout, et surtout, vers l’humanité toute entière. 

Triste, mais pleine d’espoir aussi.

 

Et là, je vais reparler vernis... légèreté, futilité, superficialité. Et bin oui. Je peux l’faire. Et je vais l’faire. Parce que j’en ai la chance, la possibilité, le droit... et la liberté. Et même qu’en le faisant, je vais écouter Ies Eagles Of Death Metal, en souriant et en me dandinant sur ma chaise. 

Picture Polish Sois PolishPicture Polish Sois Polish

 

Picture Polish Sois Polish

 

Donc maintenant, place à la couleur… ! Quand, au cours de notre vie d’accro aux solvants, on se prend à imaginer comment serait notre vernis perso si on avait grave la chance de pouvoir le créer (qui n’y a jamais pensé... ?), on a une multitude d’idées, qui, en gros, se veulent soit fidèles à ce que nous sommes et aimons, soit étonnantes ou/et originales.

Pour moi, quand le rêve est devenu réalité et qu’il a fallu concrètement « choisir une couleur », ça a été un bordel sans nom. J’aime le violet. Le bleu. Et puis le noir. Et le rose. Et le gris. Ah ! Et le bordeaux… Bref. Indécision totale.

Dans tout ce bazar mental, une « teinte à la Bonkers » (le joli crème de Picture Polish, hein) revenait sans cesse. C’était un peu l’obsession du moment, ce petit Bonkers. Alors je suis partie de lui – ou du moins d’une teinte s’en rapprochant  - en y ajoutant (presque « évidemment » j’ai envie d'dire) ces fameuses particules scatter holo qui nous en mettent plein les mirettes. En bonus, je voulais aussi des paillettes qui pètent, comme l’avait fait Sam/Fashion Polish pour son bébé Lagoon.

Avec tout ça, je suis toujours incapable de dire de quelle couleur il est. Par contre, ce que je peux dire, c'est que sa teinte est un tantinet capricieuse à photographier... ! Ce qui, d'ailleurs, me donne d'autant plus envie de le voir à travers vos yeux photographiques, ce coquinou.

Quoiqu’il en soit, il est fidèle à ce qu’on connaît des vernis Picture Polish : il s’applique divinement bien, il est opaque en deux couches, et il se dissolve très facilement.  

Picture Polish Sois Polish

Picture Polish Sois Polish

Picture Polish Sois Polish

J’ai encore un truc à dire (ouais, je sais, va falloir arrêter vite vite là). Beaucoup de ces photos ont été prises par « Ex-Chéri ». Puisque sans son aide et sa participation active à la création et à la « croissance » de Sois Polish…, bah il n’y aurait pas de Sois Polish… et encore moins d’(a)live (logique, quand tu nous tiens), j’avais envie (besoin ?) de retrouver sa "touche" aujourd'hui. Pour moi, symboliquement, la boucle est bouclée.

Alors un putain d’merci, Shoumbalak… ;)

 

Et enfin, je poursuis et termine pour de bon cette fois (hop hop hop, va falloir se réveiller now), en remerciant à l’infini Jules et Meg de Picture Polish, pour cette collaboration, notre collaboration, pour cette folle aventure, pour leur patience et leur écoute sans faille. 

Picture Polish Sois Polish

Voilà ! J’espère que vous accueillerez à bras ouverts ce bébé au parcours tumultueux, et qu’il pourra vous apporter un peu de baume au cœur en ces temps incertains...

Pour ma part, je crève d'une PUTAIN d'impatience de le voir habiller vos ongles... !

 

 

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